En France, de plus en plus d’étudiants et de jeunes diplômés de la diaspora se regroupent afin d’influer sur l’avenir de l’Afrique. Paroles de présidents.

« Nous ne sommes pas une association d’université ou d’école », précise d’emblée Cédric Sinarinzi quand il présente l’African Business Lawyers’ Club (ABLC). Ce club, qu’il a fondé en 2011 avec Jacques Jonathan Nyemb, un jeune avocat d’affaires camerounais, est en effet ouvert à tous les acteurs du droit en lien avec le continent. « Nos membres sont cooptés, et certains viennent d’universités anglaises ou américaines », explique l’étudiant. Il arrive en France en 2000 pour fuir la guerre civile qui ravage alors le Burundi. Une fois son master 2 en droit des affaires en poche, il intègre l’École des hautes études commerciales (HEC) pour compléter sa formation. « J’avais compris, lors de mon stage dans un cabinet d’affaires américain, qu’un passage par une école de commerce serait nécessaire pour avoir une bonne compréhension des problématiques financières », explique-t-il. Diplômé d’HEC l’an dernier, il est actuellement élève avocat à l’École de formation du barreau de Paris. À 28 ans, le jeune homme ne brille pas seulement dans les études. En 2006, il a fait partie du comité organisateur de la deuxième édition de Livres d’Afrique et, en 2010, il a organisé avec le collectif Oser l’Afrique le Forum de la jeunesse pour l’Afrique. À Assas, il a fondé l’association Droit & Affaires. Et à HEC, il a présidé le bureau des juristes et a créé le prix du juriste HEC de l’année. Rien d’étonnant donc à ce qu’en 2011 il ait lancé l’ABLC.

Source : Jeune Afrique

Au nom de l’élite de demain

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