Malgré des prévisions optimistes, le Burundi a connu en 2011 des violences politiques qui ont fortement pénalisé la croissance. En 2012 elle est restée au même niveau, soit environ 4%, principalement tirée par les exportations de thé et de café (qui a bénéficié de la hausse des cours mondiaux) et le secteur de la construction. L’agriculture est la base économique du pays (le tiers du PIB, 90% des emplois). L’inflation est importante mais a diminué par rapport à 2011. De plus, bien que peu exploitée, la situation géographique du Burundi lui confère une position de carrefour commercial régional. Le Burundi dispose d’importants gisements de cuivre, cobalt et nickel, jusqu’à présent inexploités.

Dans le contexte incertain de sortie de crise, la priorité est de préserver la stabilité macro-économique et de stimuler la croissance. Le gouvernement entend poursuivre le programme de réformes conclu avec le FMI en recentrant les dépenses vers le domaine agricole et les projets d’infrastructures. Un nouvel accord a été conclu en janvier 2012, au titre de la Facilité élargie de crédit, pour un montant de 46,5 millions de dollars. Le principal défi du Burundi est l’instabilité politique. Malgré la fin de la meurtrière guerre civile, la réactivation d’un certain nombre de groupes rebelles entrave l’amélioration économique. Ces tensions, ainsi que son enclavement, la médiocrité des infrastructures, la faiblesse du système judiciaire et administratif, la corruption, l’interventionnisme de l’État dans l’activité économique et une très forte dépendance vis à vis de l’aide extérieure (la moitié du budget national) sont des obstacles au développement du pays. Début 2012, le mandat des Nation-Unies dans le pays a été reconduit pour un an.

Seulement 50% des jeunes sont scolarisés. La situation sanitaire est mauvaise : un adulte sur 15 est séropositif et l’approvisionnement en médicaments est insuffisant. Du fait de l’augmentation du prix de l’essence et des produits alimentaires et des retombées de la crise financière, la situation des Burundais ne s’est pas améliorée en 2012. Près des deux tiers de la population vivent sous le seuil de pauvreté.

 

[table caption= » » width= »700″ colalign= »left|center|center|center|center|center »]
Indicateurs de croissance,2009,2010,2011,2012,2013(e)
PIB (milliards USD),1.82e,2.03,2.36,2.53,2.85
PIB (croissance annuelle en % prix constant),3.5e,3.8e,4.2,4.2,4.5
PIB par habitant (USD),224,242,275,288,317
Endettement de l’Etat (en % du PIB),36.9,36.7,35.3e,31.6e,28.5
Taux d’inflation (%),4.6,4.1,14.9,14.7,8.4
Balance des transactions courantes (milliards USD),0.03,-0.19,-0.27,-0.29,-0.30
Balance des transactions courantes (en % du PIB),1.8e,-9.4e,-11.4e,-11.4e,-8.7
[/table]

Source : FMI – World Economic Outlook Database – dernières données disponibles.
Note : (e) Donnée estimée

Source : Champagne Ardenne Export

Burundi : Le contexte économique

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