Jusqu’à l’âge de neuf ans, Diane Nukuri-Johnson grandit et mène une vie calme et paisible dans son Burundi natal, aidant sa famille dans les petits travaux du quotidien. Ensuite, la guerre civile éclate, sa vie en est bouleversée, et son père, militaire est tué. Quelques années plus tard, après que Diane Nukuri-Johnson soit devenue l’un des meilleurs coureurs du pays, elle rentre chez elle après une rencontre d’athlétisme quand un soldat assis près d’une fenêtre du minibus dans lequel elle se trouve est abattu.

A ce moment-là, elle sait que son avenir est ailleurs. En 2001, elle annonce à sa famille qu’elle ne reviendra pas des Jeux de la Francophonie au Canada auxquels elle participe. Elle s’installe avec son cousin, et se bat pour faire valoir son statut de réfugiée. Entre temps, elle continue à s’entraîner, et se démarque en courant  pour le Running Club de Toronto. Par la suite, elle intègre le Community College à Butler et s’inscrit à l’Université de l’Iowa.

A partir de là, elle remporte quelques titres et embrasse une carrière professionnelle. Elle bat six records burundais, notamment celui du semi-marathon (en 1:09:12),  avec un record personnel de 01:43 qui lui a valu une deuxième place lors d’une compétition new-yorkaise.

Toujours entraînée par Layne Anderson dans l’Iowa, elle participe au marathon de Boston le 15 Avril 2012, où elle espère améliorer son record personnel de 2:30:13 des Jeux olympiques de la même année.

« Je n’avais que 15 ans lorsque j’ai couru le 5000 mètres aux Jeux olympiques de Sydney« 

« Je n’avais que 15 ans lorsque j’ai couru le 5000 mètres aux Jeux olympiques de Sydney (2000). Je ne parlais pas anglais et j’étais très timide, et pour moi c’était vraiment comme n’importe quelle autre course. Mais porter le drapeau du Burundi lors de la cérémonie d’ouverture 12 ans plus tard, aux J.O de Londres a été jusqu’ici le moment le plus significatif de ma carrière. C’était tellement important pour moi d’avoir de nouveau l’occasion de représenter mon pays, une fierté de défiler dans le stade en ‘imvutano’ ».

« Aujourd’hui, je vis dans l’Iowa avec mon mari, Alex Johnson. Nous nous sommes rencontré quand il était reporter pour le journal de l’université ».

« La plus grande leçon de mon passage au Canada été de savoir composer avec la dureté de la vie et de s’en sortir. J’ai toujours pensé que les choses allaient être faciles. Je pensais que je pouvais courir, aller à l’école, tout simplement et profiter de la vie. Je n’ai jamais pensé ô combien il serait difficile d’être loin de ma famille. Malgré toutes les difficultés auxquels j’ai dû faire face, je n’ai jamais été découragée ».

« Juste après les derniers Jeux olympiques, je suis retourné au Burundi pour deux mois et ai décidé d’organiser une petite course de cross-country, à Ijenda, où j’ai fait mes études primaires. C’est là que tout a commencé pour moi et je voulais montrer aux enfants qu’ils peuvent y arriver. Cette initiative s’est avérée excellente. C’est quelque chose que j’aimerais organiser chaque année ».

 


Source New York Road Runners


Diane Nukuri-Johnson : D’hier à aujourd’hui

You may use these HTML tags and attributes: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>